Formation, identité numérique et éthique numérique

La plupart des enseignants questionnés ont mentionné avoir offert à leurs étudiants une formation initiale sur l’outil choisi et ses fonctionnalités. De plus, quelques enseignants ne demandaient pas aux étudiants d’éditer eux-mêmes leurs publications directement dans l’outil : ils ont fait le choix de récupérer les productions dans un autre format et de les diffuser eux-mêmes.

En ce qui concerne l’identité numérique, quelques enseignants ont affirmé qu’ils abordaient des sujets comme l’éthique et la déontologie, que ce soit de façon très formelle ou non, et en lien ou non avec le domaine de formation. Dans certains cas, ce sont même les étudiants qui ont pris conscience de l’impact de ce qu’ils diffusaient et de comment ils le faisaient, notamment lorsqu’ils se rendaient compte que leurs publications étaient accessibles via une recherche avec un moteur comme Google.

Sur les vingt-et-un enseignants questionnés, sept ont fait le choix de ne pas diffuser largement les publications contre quatorze qui ont choisi de les rendre publiques. Parmi ceux qui ont fait le choix de diffuser publiquement les productions des étudiants, les arguments pour le faire ont été que cela permettait aux étudiants de se créer une identité numérique positive et ainsi d’accéder à la richesse et à la force du réseau. Ceux qui ont choisi de ne pas diffuser publiquement l’ont fait parce qu’ils ont jugé que les étudiants étaient au début de leur processus d’apprentissage ou simplement parce que cela ne répondait pas aux objectifs de l’utilisation de l’outil. Parmi ces enseignants, certains ont utilisé un système de gestion des accès afin de s’assurer qu’aucune autre personne n’ait accès au blogue. D’autres ont simplement évité de partager l’adresse des productions, pratique guidée par l’impact que peut avoir la diffusion d’un contenu qui exige la confidentialité, ce qui est généralement lié de près au domaine d’études.

Dans certains cas, même si l’environnement de diffusion était privé et sécurisé, les enseignants ont porté une attention particulière à la confidentialité des sujets traités. Un enseignant a mentionné qu’il exigeait que les étudiants rédigent en prenant en considération que si le blogue devenait public, le contenu des articles ne devait pas causer préjudice à qui que ce soit.

Une enseignante a affirmé avoir observé moins de cas de plagiat en raison du fait que tous les étudiants avaient accès à ce que les autres avaient écrit : ils savaient qu’il était plus difficile de s’approprier le texte d’autrui puisque l’enseignant et l’ensemble des lecteurs pouvaient lire leurs publications et éventuellement les mettre en lien avec le texte original.