Le questionnaire

L’instrument de collecte des données retenu pour ce projet est le questionnaire. Il est constitué de questions visant à définir les caractéristiques sociodémographiques et socioprofessionnelles des participants, à préciser les activités qu’ils effectuent sur les outils du web social à des fins professionnelles et, enfin, à faire ressortir les répercussions sur la pratique professionnelle des enseignants.

Partie 1 : Les caractéristiques sociodémographiques et socioprofessionnelles

Les données recueillies dans cette section serviront à caractériser le profil type des répondants : le sexe, le groupe d’âge, le nombre d’années d’expérience en enseignement, le type d’établissement (privé ou public), le secteur et la discipline d’enseignement.

Une question vise à définir la nature de la formation des répondants en pédagogie et dans leur domaine d’enseignement. Une distinction est faite entre la formation initiale et la formation continue, puis entre la formation créditée (reconnue par un établissement d’enseignement pour le calcul de l’échelon d’un enseignant, comme un cours ou un programme de formation) et la formation non créditée (non reconnue par un établissement d’enseignement pour le calcul de l’échelon, comme un atelier, un colloque, une conférence, une journée pédagogique, etc.). Enfin, les diplômes obtenus et la nature de la formation non créditée doivent être précisés afin de connaitre l’ampleur de la formation en pédagogie et dans le domaine d’enseignement.

Partie 2 : Les activités

Dans cette section, des outils présentant les fonctionnalités du web social ont été sélectionnées et des activités que l’on peut effectuer à des fins professionnelles sur ces outils ont été listées.

  • Sur Facebook
    • Avoir parmi ses amis des enseignants ou des experts de son domaine d’enseignement
    • Avoir rejoint des groupes d’enseignants ou d’experts de son domaine d’enseignement
  • Sur Google+
    • Avoir parmi ses relations des enseignants ou des experts de son domaine d’enseignement
    • Avoir joint des communautés d’enseignants ou d’experts de son domaine d’enseignement
  • Sur Twitter
    • Être abonné aux comptes d’enseignants, d’organismes en éducation, d’experts de son domaine d’enseignement ou d’organismes liés à son domaine d’enseignement
    • Suivre des évènements virtuels en utilisant des mots-clics
  • Sur des blogues
    • Posséder un blogue et y rédiger des articles
    • Consulter des blogues tenus par des enseignants, des organismes en éducation, des experts de son domaine d’enseignement ou des organismes liés à son domaine d’enseignement
  • Sur des forums
    • Avoir recours à des forums électroniques sur l’éducation ou son domaine d’enseignement

Dans tous les cas, une attention a été portée dans la composition des questions aux expressions propres aux outils (p. ex., groupe Facebook, communauté Google+) et des exemples ont été proposés aux endroits nécessaires (notamment des exemples de mots-clics).

Les répondants indiquaient si oui ou non ils effectuaient ces activités. Lorsqu’ils répondaient positivement, ils devaient indiquer la fréquence à laquelle ils mettaient en œuvre une série de processus à l’aide de l’échelle suivante : jamais, quelques fois par session, quelques fois par mois, quelques fois par semaine ou quelques fois par jour. Les énoncés présentés étaient formulés d’après les activités. De façon générale, ils s’articulaient de la façon suivante.

  • Je lis ce que mes amis écrivent.
  • J’échange avec eux en commentant des statuts.
  • J’échange avec eux en écrivant de nouveaux statuts.
  • Je partage mon expérience avec les autres.
  • Je réagis au partage d’expériences de mes amis; par exemple, en la comparant avec une situation similaire.
  • Je participe à la recherche de pistes de solution pour résoudre une situation problématique.
  • Je participe à des débats ou à des confrontations d’idées.
  • Je participe à la proposition de nouvelles idées pour la pratique, que ce soit de l’ordre didactique, méthodologique, disciplinaire, administratif, etc.

Les énoncés ont permis d’évaluer le niveau de participation à la communauté ou au réseau selon le modèle de Lave et Wenger (1991) présenté dans le cadre conceptuel (en périphérie, dans la couche active ou dans le noyau).

Les énoncés incluaient également les processus proposés par le modèle de Daele (2004) qui définit les processus mis en œuvre par les participants d’une communauté de la façon suivante.

  • Échange
    Les échanges se produisent à la suite d’une intervention d’un participant dans la communauté, que ce soit une observation, la soumission d’une question ou d’un problème, etc. Il peut s’agir d’une question d’explicitation, d’une évocation de sa propre pratique, d’une reformulation, etc.
  • Partage d’expériences
    Les participants s’impliquent personnellement en partageant leurs expériences et en en précisant le contexte. Ils relèvent des similitudes ou des différences avec les expériences de ceux qui y répondent, proposent des solutions, etc.
  • Analyse
    Les participants cherchent ensemble des pistes de solution pour résoudre une situation problématique présentée : ils identifient ce qui pose un problème, ils mettent en relation la question ou l’observation avec des références théoriques ou pratiques, etc.
  • Débat
    Les différents avis sont présentés par les participants. Ces derniers argumentent et exposent leurs points de vue.
  • Création de nouvelles méthodes
    Les participants peuvent collectivement créer de nouvelles méthodes en proposant de nouvelles idées pour la pratique, que ce soit des idées d’ordre didactique, méthodologique, disciplinaire, administratif, etc.

Les répondants devaient indiquer avec qui ils participaient aux activités dans un contexte de développement professionnel. La liste suivante leur a été présentée (les deux points concernant des organismes étaient présentés seulement pour les outils où cela s’applique).

  • Ce sont des enseignants au collégial de la même discipline que moi.
  • Ce sont des enseignants au collégial d’autres disciplines.
  • Ce sont des enseignants d’un autre ordre d’enseignement.
  • Ce sont des professionnels du domaine dans lequel j’enseigne.
  • Ce sont des organismes en éducation.
  • Ce sont des organismes du domaine dans lequel j’enseigne.
  • Autres (les répondants devaient préciser)

Enfin, lorsque les activités le permettaient, les répondants étaient invités à indiquer les communautés ou les membres d’un réseau qu’ils qualifient d’incontournables; par exemple, un groupe en particulier sur Facebook ou le compte d’un enseignant ou d’un organisme sur Twitter.

Partie 3 : Les répercussions

Selon Brodeur, Deaudelin et Bru (2005b), s’intéresser au développement professionnel des enseignants implique d’examiner l’évolution de leur pratique. C’est pour cette raison que la dernière portion du questionnaire s’intéressait aux répercussions notées par les enseignants sur trois plans.

  • Sur le plan macro, le fait de participer aux activités mentionnées plus haut a-t-il eu des répercussions sur la planification de la session, le choix des contenus, l’organisation du calendrier des leçons et de la séquence d’apprentissage, les modalités d’évaluation des apprentissages, etc.?
  • Sur le plan micro, le fait de participer aux activités mentionnées plus haut a-t-il eu des répercussions sur la préparation d’une leçon, le choix des activités et des projets, la prestation d’une leçon, etc.?
  • Sur le plan des communications, le fait de participer aux activités mentionnées plus haut a-t-il eu des répercussions sur les communications avec les collègues, avec les étudiants ou avec l’administration, sur l’échange de ressources avec les collègues ou les étudiants, etc.?

Enfin, comme la définition retenue pour le développement professionnel mentionne que le but est l’amélioration de l’expérience d’apprentissage de l’étudiant, la dernière question s’intéressait aux répercussions ayant pu toucher les étudiants. Pour ces quatre questions, les répondants étaient invités à donner un exemple derépercussions sur leur pratique.