Les niveaux de participation et leurs répercussions

Figure 25 – Niveaux de participation, toutes activités confondues

Figure 25 – Niveaux de participation, toutes activités confondues

Les réponses ont été divisées selon trois groupes inspirés des niveaux de participation de Wenger.

  • Noyau : au moins trois activités exigeant une action[1] sont effectuées au moins plusieurs fois par semaine.
  • Couche active : au moins une activité exigeant une action est effectuée au moins plusieurs fois par semaine.
  • Périphérie : aucune activité exigeant une action n’est effectuée (ou que très rarement), le répondant accède au réseau ou à la communauté et y lit les échanges qui s’y produisent.

De façon générale, en fonction des réponses, il est possible de voir que les enseignants se placent surtout en périphérie lorsqu’ils font des activités sur le web social. Notons que les nombres présents dans les graphiques ci-après représentent des activités effectuées (117) par les enseignants ayant répondu au questionnaire (45).

Il est possible de constater, dans le tableau 5, que l’activité qui regroupe le plus de participants de la couche active ou faisant partie du noyau (en nombre et en proportion comparativement à ceux en périphérie) est le fait d’avoir parmi ses amis des enseignants ou des experts de son domaine d’enseignement, à des fins professionnelles. Cela peut s’expliquer par le fait que plusieurs enseignants possèdent un compte Facebook à titre personnel et qu’ils le consultent régulièrement, les rendant disponibles à d’éventuels échanges avec d’autres. La deuxième activité qui regroupe le plus de participants de la couche active ou faisant partie du noyau est le fait d’être abonné aux comptes d’enseignants, d’organismes en éducation, d’experts de son domaine d’enseignement ou d’organismes liés à son domaine d’enseignement. Cela peut être dû au fait que publier un gazouillis sur Twitter nécessite moins de temps et de préparation que publier un article approfondi sur un blogue, par exemple.

Outil Activité Noyau Actif Périphérie Total
Facebook Amitiés 9 7 17 33
Groupes 0 3 10 13
Google+ Relations 0 1 3 4
Communautés 0 0 1 1
Twitter Abonnements 5 1 12 18
Mots-clics 0 1 7 8
Blogues Consultation 1 0 19 20
Rédaction 1 1 6 8
Forums Utilisation 0 1 11 12

Tableau 5 – Niveaux de participation par activité

On constate, dans le graphique ci-après, que même les enseignants qui font des activités en périphérie ont remarqué des répercussions. Cela pourrait être lié à l’apprentissage par osmose qui survient lorsqu’on apprend par l’observation et l’écoute des collègues et des supérieurs. Ce type d’apprentissage professionnel n’a rien de planifié ni de systémique et joue un rôle important dans l’acquisition du savoir tacite (OCDE, 2000), ce qui rejoint le concept d’apprentissage en contextes non formels et informels dont il a été question dans le cadre conceptuel.

Figure 25 – Niveaux de participation des enseignants ayant noté des répercussions sur leur pratique

Figure 25 – Niveaux de participation des enseignants ayant noté des répercussions sur leur pratique

En s’intéressant aux enseignants qui ont remarqué au moins un type de répercussions (figure 26), on constate qu’ils sont encore une fois nombreux à faire des activités en périphérie. Toutefois, la proportion des activités faites en périphérie par ceux qui ont noté des répercussions (79 %) est moins importante que la proportion des activités faites à l’échelle de la couche active (88 %) et du noyau (93 %) par ceux ayant noté des répercussions.

Figure 26 – Niveaux de participation des enseignants ayant noté au moins un type de répercussions

Figure 26 – Niveaux de participation des enseignants ayant noté au moins un type de répercussions

D’ailleurs, en regroupant les activités effectuées à l’échelle de la couche active et du noyau, on constate que dans tous les types de répercussions, le pourcentage de ceux qui ont remarqué des répercussions est toujours plus faible lorsque les activités sont faites en périphérie.

Figure 27 – Pourcentage des activités effectuées par les enseignants ayant noté des répercussions

Figure 27 – Pourcentage des activités effectuées par les enseignants ayant noté des répercussions

Enfin, en s’intéressant à un regroupement selon le rôle joué dans la communauté ou le réseau personnel, on constate encore une fois que ceux qui s’impliquent le plus en produisant du contenu (par rapport à ceux qui se placent dans une position de spectateur) sont ceux qui ont noté des répercussions en plus grande proportion dans tous les types de répercussions. Certains enseignants sont à la fois producteurs et spectateurs selon l’activité.

Figure 28 – Pourcentage d’enseignants ayant noté des répercussions selon leur rôle

Figure 28 – Pourcentage d’enseignants ayant noté des répercussions selon leur rôle


[1] En opposition à une participation passive, comme la lecture de ce que les autres écrivent, les activités exigeant une action sont « échanger avec les autres, partager son expérience ou réagir au partage d’un autre, rechercher des solutions à des situations problématiques, débattre et proposer de nouvelles idées pour la pratique ».