Je le dis depuis longtemps, mais cette fois c’est appuyé d’une référence : « le mot communauté a perdu son sens » (Grossman, Wineburg et Woolworth, 2001). Daele (2004) mentionne que le concept de « communauté » devrait être utilisé de façon plus parcimonieuse: une communauté n’est pas un regroupement, ni un réseau, ni un groupe… De même, ce n’est pas parce qu’une liste de discussion par courrier électronique est mise en place qu’une communauté se crée automatiquement (Grossman, Wiileburg et Woolworth, 2001). J’aurais envie de faire la liste de tout ce qui est appelé « communauté » sans en être une (le fait de liker la page de Coca-Cola ne fait pas de vous un membre de la communauté des fans de Coca-Cola…), mais je vais plutôt me lancer sur ce que c’est. J’envisage tout de même une section « ceci n’est pas une communauté » dans mon prochain rapport de recherche!

Selon Grossman, Wineburg et Woolworth (2001) :

Une communauté est un groupe de personnes qui sont socialement interdépendantes, qui participent ensemble à des discussions et des prises de décision, et qui partagent certaines pratiques qui, à la fois, définissent la communauté et sont développées par elle.

Lazar et Preece (2002) ajoute une précision quant aux communautés virtuelles (je préfère « en réseau » ou « en ligne ») :

Une communauté virtuelle est un groupe d’utilisateurs qui communiquent par un système de communication médiatisée par ordinateur et qui a des intérêts communs, des buts partagés et des ressources partagées.

Daele (2004) précise que Preece et Maloney-Krishmar (2003, p. 597) ajoutent à cette définition cinq caractéristiques inspirées de Whittaker, Isaacs et O’Day (1997) :

  • les membres ont un but, un intérêt, une activité ou un besoin commun qui constitue la raison principale de leur appartenance à la communauté ;
  • les membres s’engagent dans une participation répétée, active et il y a souvent des interactions intenses, des liens émotionnels forts et des activités communes entre les participants ;
  • les membres ont accès à des ressources partagées et des règles déterminent les modalités d’accès à ces ressources ;
  • la réciprocité des informations, des soutiens et des services entre les participants est importante ;
  • il y a un contexte de conventions sociales, d’utilisation du langage et de façons de se comporter.

(J’ai supprimé la section « types de communautés » et j’en ai fait un article…)

Voilà, c’est dit, je vais mieux!

Cet article a d’abord été publié dans le blogue personnel de Michelle Deschênes.

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